Il suffit parfois d’un dessert pour donner le ton d’un réveillon. Avant même la découpe, sa silhouette attire les regards et invite les convives à découvrir une histoire. Pour Noël 2026, Michaël Bartocetti choisit celle d’un traîneau traversant la neige : les lignes de sa bûche en évoquent les traces et font apparaître un sapin. Une composition qui donne au dessert l’allure d’une petite sculpture hivernale.
Derrière ce décor, le chef revisite une association familière de la pâtisserie française. La poire Williams et la vanille composent une mousse, accompagnée d’un confit de poires relevé d’anis et de cardamome verte. Un crémeux au chocolat noir de Cuba complète l’ensemble.
La construction associe également un croustillant amande-vanille à un biscuit pain de Gênes, ponctué d’amandes torréfiées enrobées de chocolat blanc vanillé. Une architecture de textures pensée pour renouveler, à chaque bouchée, la rencontre entre le fruit et le chocolat.
Cette création invite à regarder la bûche comme un objet de transmission. Le sapin, la neige, la poire et le chocolat appartiennent à un imaginaire accessible, que le travail pâtissier transforme en pièce de fête.
C’est dans ce passage du familier à l’exceptionnel que réside son intérêt :
offrir à la table de Noël un dessert dont le dessin suscite la curiosité, tout en conservant des saveurs que chacun peut reconnaître.
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